Avant de démissionner de l’Éducation nationale, pourquoi ne pas réaliser une année sabbatique pour réfléchir ?

La décision de démissionner étant irrévocable, le droit à l’erreur n’est pas permis : en cas de remords, il faudra repasser tous les concours pour réintégrer la fonction publique. L’Éducation nationale offre la possibilité aux enseignants titulaires de profiter d’une ou de plusieurs années de mise en disponibilité. La mise en disponibilité peut intervenir à la demande de l’enseignant ou à l’initiative de l’administration. Pendant cette période, il ne bénéficie plus de ses droits à l’avancement et à la retraite et cesse d’être rémunéré.

 

Les conditions à remplir par l’enseignant pour obtenir la mise en disponibilité

La mise en disponibilité ne concerne que les enseignants titularisés. Elle peut être accordée à l’enseignant de plein droit si :

  • Il élève un enfant de moins de huit ans
  • Il donne des soins à une personne de sa famille victime d’accident grave ou de maladie.
  • Il doit suivre son partenaire contraint de déménager pour raisons professionnelles
  • Il adopte un enfant en outre-mer ou à l’étranger
  • Il exerce un mandat d’élu local

 

Sauf en cas de nécessités de service (comme par exemple une pénurie d’enseignants), il peut également en bénéficier :

  •   Pour des motifs personnels,
  •   Pour poursuivre des études qui présentent un intérêt général
  •   Ou encore pour créer ou reprendre une entreprise.

 

Cette demande de mise en disponibilité doit être motivée par courrier recommandé avec accusé de réception, adressé à l’administration. L’administration dispose d’un délai de deux mois pour y répondre ; passé ce délai, la demande est considérée comme acceptée. L’administration peut alors effectuer des contrôles à tout moment pour vérifier la véracité des raisons invoquées. La durée de disponibilité accordée par l’administration est comprise entre six mois et trois ans. Il est important de souligner qu’en bénéficiant d’une mise en disponibilité, le professeur perd de fait son affectation et son barème de mutation. Il ne pourra pas solliciter le poste qu’il souhaite à son retour. En outre, la demande de réintégration doit être signifiée avant la fin du mois de décembre pour l’année scolaire suivante.

 

Avant de prendre la décision de démissionner qui est radicale, l’enseignant a donc tout intérêt à profiter d’un congé sabbatique pour faire un point complet sur sa situation par le biais d’un bilan de compétences. Le bilan de compétences va en effet lui permettre de redonner du sens à sa carrière en mettant en place un projet de reconversion cohérent et conforme à ses aspirations.



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