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Gestion de projets culturels : ces chefs d’orchestre de l’ombre qui font vivre la culture

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Un festival qui affiche complet, une exposition qui attire des milliers de curieux, une saison théâtrale qui démarre pile à l’heure : derrière ces réussites, on imagine souvent des artistes. On oublie celles et ceux qui, en coulisses, ont tout orchestré. Méconnus du grand public, les chefs de projets culturels sont pourtant devenus indispensables dans un secteur qui n’a jamais eu autant besoin de méthode.

Concrètement, que fait un chef de projet culturel ? Un peu de tout, serait-on tenté de répondre. Il pilote un événement ou une structure du début à la fin : monter le budget, négocier avec les artistes, dénicher un lieu, coordonner les équipes techniques, gérer la billetterie, veiller à la sécurité du public, boucler les dossiers de subvention. Et, de plus en plus, partir en quête de financements privés. Mécénat, partenariats, sponsoring : à l’heure où les budgets publics se resserrent, c’est souvent devenu le nerf de la guerre.

Le métier a une particularité qui fait tout son sel : il marie deux mondes que l’on oppose volontiers. D’un côté, la passion, la créativité, l’amour des œuvres. De l’autre, une rigueur très « gestionnaire » : rétroplanning, tableurs, droit du travail, contrats. « On ne s’improvise pas chef de projet culturel », entend-on régulièrement dans le milieu. Et pour cause : un planning bancal ou un budget mal ficelé peut faire couler une manifestation entière.

Entre tableur et coulisses : le chef de projet culturel jongle en permanence avec la création et la gestion.

 C’est précisément pour cette raison que la formation pèse aussi lourd. Le secteur est réputé difficile d’accès, très concurrentiel, et la passion seule ne suffit pas toujours à décrocher un poste. Suivre un cursus spécialisé permet d’acquérir les compétences techniques attendues, mais aussi — et ce n’est pas un détail — de se constituer un premier réseau et d’enchaîner les stages dans des structures reconnues. Plusieurs écoles proposent aujourd’hui des parcours dédiés, à l’image d’un mastère en production culturelle : une porte d’entrée idéale pour qui veut se former pour travailler dans la gestion de projets culturels et transformer une vocation en véritable métier.

Côté débouchés, le champ est plus large qu’on ne l’imagine. Festivals, musées, salles de spectacle, collectivités territoriales, agences événementielles, maisons de production, associations… Du grand établissement public à la petite compagnie, les employeurs potentiels couvrent un spectre étonnamment vaste. Les intitulés de poste, eux aussi, se multiplient : chargé de production, administrateur de projet, médiateur culturel, programmateur, responsable du développement des publics.

Reste une question que beaucoup se posent, souvent en cours de carrière : et si je me reconvertissais dans la culture ? Le profil des candidats a changé. On croise de plus en plus d’anciens commerciaux, communicants ou enseignants venus y chercher du sens. Avant de se lancer, un temps de recul s’impose : un bilan de compétences aide alors à valider le projet, à repérer ses compétences transférables et à choisir la formation la plus adaptée.

Gérer un projet culturel, c’est au fond un grand écart permanent entre l’enthousiasme et le pragmatisme. Un métier exigeant, parfois stressant, mais profondément gratifiant pour qui aime voir une idée prendre vie sous ses yeux. À condition, toujours, d’allier la passion… à la méthode.

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